Les Humeurs de Cool Raoul

Mon petit défouloir

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    et si on chantait?

    Posté le on 28/03/2007 par CoolRaoul
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    Deux petites chansons dédiées a nos candidats nationalistes franchouillards à la présidentielle:


    La mauvaise réputation
    Paroles et Musique: Georges Brassens 1952


    Au village, sans prétention,
    J’ai mauvaise réputation.
    Qu’je m’démène ou qu’je reste coi
    Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi!
    Je ne fait pourtant de tort à personne
    En suivant mon chemin de petit bonhomme.
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde médit de moi,
    Sauf les muets, ça va de soi.Le jour du Quatorze Juillet
    Je reste dans mon lit douillet.
    La musique qui marche au pas,
    Cela ne me regarde pas.
    Je ne fais pourtant de tort à personne,
    En n’écoutant pas le clairon qui sonne.
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde me montre du doigt
    Sauf les manchots, ça va de soi.

    Quand j’croise un voleur malchanceux,
    Poursuivi par un cul-terreux;
    J’lance la patte et pourquoi le taire,
    Le cul-terreux s’retrouv’ par terre
    Je ne fait pourtant de tort à personne,
    En laissant courir les voleurs de pommes.
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde se rue sur moi,
    Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

    Pas besoin d’être Jérémie,
    Pour d’viner l’sort qui m’est promis,
    S’ils trouv’nt une corde à leur goût,
    Ils me la passeront au cou,
    Je ne fait pourtant de tort à personne,
    En suivant les ch’mins qui n’mènent pas à Rome,
    Mais les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les brav’s gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout l’mond’ viendra me voir pendu,
    Sauf les aveugles, bien entendu.


    La balade des gens qui sont nés quelque part
    Paroles et Musique: Georges Brassens 1972
    © Editions musicales 57


    C’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages
    Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
    Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
    Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est être habités
    Et c’est être habités par des gens qui regardent
    Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
    La race des chauvins, des porteurs de cocardes
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
    Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
    Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
    Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher
    Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
    Ou du diable vauvert ou de Zanzibar
    Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
    Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
    Quand à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
    Leurs bulles de savon c’est du souffle divin
    Et petit à petit les voilà qui se montent
    Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par
    Les chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    C’est pas un lieu commun celui de leur connaissance
    Ils plaignent de tout coeur les malchanceux
    Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence
    La présence d’esprit de voir le jour chez eux
    Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
    Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
    Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Mon Dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes
    Si on y rencontrait cette race incongrue
    Cette race importune et qui partout foisonne
    La race des gens du terroir des gens du cru
    Que la vie serait belle en toutes circonstances
    Si vous n’aviez tiré du néant tous ces jobards
    Preuve peut-être bien de votre inexistence
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Catégories: polito
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