L’union des banques suisses publie chaque année une très intéressante étude comparative des prix et salaires dans les principales villes du monde.
Lorsque on a le malheur de critiquer les conséquences de l’ouverture sans limite des échanges entres pays riches et en développement, en pointant du doigt la façon dont les misérables salaires de certains de ces derniers ne permettent pas une concurrence à armes égales, on se voit souvent répondre que si les salaires sont plus bas, le cout de la vie l’est aussi proportionnellement ce qui rétablit l’équilibre.
Et bien voici une superbe étude, publiée annuellement par l’union des banques suisses: (comme quoi c’est au coeur des forteresses des acteurs de la mondialisation financière que l’on trouve les arguments qui servent à les combattre, Lenine n’avait pas tout à fait tord lorsqu’il disait que l’avant-dernier capitaliste vendrait la corde pour pendre le dernier »
)
Le document, accessible en pdf sur cette page (UBS Wealth Management Research-UBS – Research ); est intitulé « Prix et salaires, édition 2006″. Sa lecture est très enrichissante (intellectuellement s’entend).
Les métriques choisies sont souvent très pertinentes, comme par exemple le temps de travail nécessaire pour se payer un kilo de pain ou un kilo de riz (5 minutes à Londres contre 29 minutes a Pékin et 25 minutes a Bucarest, à deux pas d’ici)
Ce qui est particulièrement saisissant est que dans des pays ou les salaires ont un rapport de 1 à 20 avec nos standards (Chine au hasard…) les rapport de prix peuvent tomber à un maximum de 1 à 4 (et encore : comparez les loyer a Pékin et a Paris…)
Bonjour Raoul et bravo pour vos infos.
J’effectue une recherche du même genre pour le compte d’un ami délégué syndical chez Téfal.
Pouvez-vous me communiquer votre mail pour qu’on échange plus longuement ?
Merci
Jacques