Cela nous vient (encore) des ZétatsZunis , là-bas cela s’appelle des »think tanks », chez nous on ne sait pas encore comment les nommer, je propose “groupes de pression”.
Leur but? Influencer à leur avantage les décisions prises par les élus en court-cicuitant le processus démocratique normal, car, bien entendu, les électeurs de base n’ont pas suffisamment d’intelligence pour avoir le droit à ce que leur opinion soit prise en compte de façon égale à celle de ces gens-la.
En voici un exemple significatif, cela s’appelle “Institut Montaigne”. (et c’est loin d’être l’un des plus radicaux)
On peut lire sur la page de présentation ce qui suit:
“Financé uniquement par des contributions privées à l’exclusion de toute subvention publique, ce qui assure son indépendance.”
La phase ne manque pas de piquant puisque elle est suivie de:
“Près de soixante entreprises, petites et grandes, concourent à son fonctionnement, chacune d’elles représentant moins de 2,5% du budget total à fin 2005”
(pour info, sachant que 2.5 X 60 = 150, rien n’empècherait que la totalité du financement vienne de cette source)
Vient ensuite la liste des dites entreprises parmi lesquelles la fine fleur des plus grosses capitalisations boursières françaises. On imagine combien ce genre de financement garantit une totale indépendance et comment les publications de cette organisation ont peu de chance de faire des propositions critiquant l’asservissement à la loi du marché et aux pouvoirs financiers.
Plus loin, leurs objectifs sont écrits noir sur blanc:
“Influencer utilement le débat public en apportant des idées pragmatiques et originales”
et juste en dessous:
“En aval de la phase de recherche, nous faisons une promotion active des résultats de nos travaux en cherchant à faire endosser par les décideurs publics les prescriptions opérationnelles sur lesquelles se concluent toutes nos publications. Nous entretenons à cette fin des relations régulières avec les pouvoirs publics (gouvernement, parlement…) quelle que soit la couleur politique de l’équipe en place”
Pour ceux qui ne connaissent pas ce jargon, les “décideurs publics” ce sont bien entendu les élus.
Voila comment se conçoit désormais la démocratie moderne, ce sont les entreprises qui financent des instituts privés qui se chargent de faire pression en permanence sur les élus pour que ceux-ci n’ait pas le temps d’écouter leurs électeurs et choisissent plutôt de défendre les intérêts de celles-là.
Pour preuve un autre extrait de leur présentation:
“Nous entretenons à cette fin des relations régulières avec les pouvoirs publics (gouvernement, parlement…) quelle que soit la couleur politique de l’équipe en place.”
“relations réguilières avec les pouvoirs public”, tout est dit…
Quand à ce qui se passe à Bruxelles, on passe dans une autre dimension, la-bas c’est carrément lobby planet, il n’y à qu’a écouter cette série d’émissions pour être édifié: