Et bien ce n’est sans doute pas ce que vous imaginez (dans le sens « privé » en opposition à « public »)
Commencez par suivre le lien: SG Private Banking (attention, il vaut mieux dire « private banking » que « banque privée »), parler franglais ça fait beaucoup plus branché) : c’est une filiale de la Société Générale, mais … réservée aux riches!
En effet, on peut lire dans leur présentation:
SG Private Banking est, au sein du groupe Société Générale, dédiée à la gestion de patrimoine pour les clients fortunés
. [Plus la peine de prendre des gants avec ces salauds de pauvres, ici on est entre personnes aux "idées saines" (© Serge daussault) ]
Le lien « historique » ne manque pas de sel non plus: ils se glorifient de leurs implantations à Luxembourg, Jersey et Guernesey et aux Bahamas. On renifle tout de suite l’odeur de détournement fiscaux et d’argent pas très propre.
Autres extraits qui ne manquent pas de sel:
« SG Private Banking Monaco dispose d’une cellule de financements au profit de non-résidents fiscaux français qui souhaitent acquérir une propriété dans le Sud Est de la France (région Provence Alpes Côte d’Azur). »
Traduction pour ceux qui ne lisent pas la langue de bois financière faux cul dans le texte:
« Bienvenue à la Mafia Russe dont nous sommes tous prêts à faciliter les projets de blanchiment d’argent sale sous forme d’investissements immobiliers sur la cote d’azur. »
Mais de quoi s’agit-il donc, plus précisément? Et bien, j’ai découvert ce « concept » par hasard,
Lors d’un déplacement professionnel pour formation je me suis retrouvé logé dans un hotêl parisien. Comme tous les hotels de ce type, surtout utilisé par des « décideurs », comme on dit (traduire, ceux qui on une situation leur permettant de décider pour les autres), on se veut « bien pensant »: dans le hall les seuls journaux disponibles sont le Figaro, les Echos et le Financial Times. Au moins on ne risque pas de se faire polluer le cerveau par des idés malsaines.
Pour le fond sonore, mème musique: lors de mes petits déjeuners je devais me farcir le lavage de cerveau de Radio Classique (pour ceux qui ne connaissent pas, et j’en faisais partie, il s’agit d’une radio dont les actualités sont apparement exclusivement consacrées au pognon: bourse, marchés financiers, actualité des sociétés, acquisitions, fusions, délocalisations, stratégie de marché, ouvertures de capital, etc …)
Et c’est la que j’ai eu la surprise d’entendre (subir) une rubrique faisant un panégyrique des banques privées, présentant les nombreux avantages de ces dernières par rapport aux banques normales (réservées aux prolos). Le journaliste a quand mème du avouer que le seul « inconvénient » était qu’en général la porte d’entrée ne s’ouvrait qu’en montrant patte blanche, à savoir environ 1 million d’euros de cash.
J’ai mené quelques recherches et j’ai découvert avec stupeur que chaque groupe bancaire possède une filiale dédié à la « gestion privée », appellée aussi « banque privée », réservé à ceux qui ont du pognon (beaucoup).
Voici quelques exemples de filiales de banques « grand public », réservées aux riches:
| Banque Privée Européenne | filiale du Crédit Mutuel |
| Vega | Filiale de la caisse d’épargne (étonnant non?) |
| Bnp Paribas Banque Privée | BNP Paribas |
Etc…
Comme on peut le voir les banques dites « mutualistes », comme le crédit mutuel, (quand je pense que dans mon esprit ce mot fleurait bon le front popu, Léon Blum et le temps des lilas…) n’ont pas la moindre gène a occuper aussi ce terrain (voir: Les mutualistes se développent dans la banque privée).
Sans commentaires…